| real steel | gbb | |
|---|---|---|
| marque | Glock | KSC |
| longueur culasse | 186 mm | 186 mm |
| longueur canon | 114 mm | 99 mm |
| poids (avec chargeur vide) | 703 g | 650 g |
| chargeur | 17 coups | 23 coups |
| portée | 50/200 m | 25/40 m |
Début des années 1980, l’armée autrichienne décida d’acheter un nouveau pistolet de service et invita ainsi les fabricants d’armes de soumettre leurs offres. Gaston Glock y a également été invité, malgré le fait que jusqu’à ce jour il ne savait même pas distinguer un pistolet d’un revolver. Mais il est était une capacité au niveau des polymères et il se décida de sortir un pistolet tout à fait révolutionnaire.
Des polymères avaient certes déjà fait leur apparition dans des armes à feu avant le temps de Gaston Glock, mais ce n’est
que ce dernier qui a vraiment mis ce matériel en évidence en en moulant un corps de l’arme de solidité imbattable et de
poids sensiblement réduit par rapport à une arme en acier. Mais l’innovation de Glock ne s’arrête pas là: système de
percussion sans chien apparent (le marteau qui vient frapper le percuteur se trouve sous la culasse de l'arme), pédale
de sécurité intégrée à la détente (pas de levier de sûreté extérieur), limitation à 35 pièces composantes, chargeur grande
capacité, rail standardisé situé sous le canon.
Le résultat était le Glock 17 (le no "17", parce que c'était le 17e brevet déposé par Gaston Glock), repris en 1982 par l’armée autrichienne sous le nom de P-80, et exporté par la suite dans plus de 50 pays du monde entier. C’est ainsi qu’on retrouve le Glock 17 également dans les forces armées de la Grande-Bretagne, de la Suède et de la Norvège, chez les Commandos Marine (depuis 2000) et chez les forces de police de l’Autriche, Inde, Jordanie, Philippines, Thaïlande et États-Unis (notamment à Washington D.C., Detroit et dans plus de 3500 agences fédérales, ce qui fait 40% des policiers américains).
C’est une arme incroyable. Lors de tests militaires, il y avait sur 10.000 coups tirés qu’un seul mauvais fonctionnement
(alors que la tolérance est à 20 défaillances). Un char peut passer dessus, il peut être enfoui dans du sable, il peut
tomber de quelques mètres de hauteur - le Glock 17 tire encore et toujours. Et cela même sous l’eau, si on échange
quelques pièces.
La gamme est extrêmement variée et comprend plus de 30 modèles, se déclinant dans les calibres les plus répandus tels que le .357 sig, le .380 ACP, le .40 S&W, le .45 ACP, le 9x19 et le 10mm auto, ainsi que dans six tailles/modèles, à savoir standard, compact, subcompact, competition, "practical tactical" et "slimline". Plusieurs modèles existent en plus dans une version avec compensateur de recul. Et puis il ne faut pas non plus oublier les "dummy guns" à corps rouge (ne tire pas, canon bouché) ou bleu (tire balles de couleur ou en plastique).
Dans les médias, le Glock 17 fut rapidement proclamé "pistolet des terroristes", pour être entièrement en plastique (Bruce
Willis pensait même qu’il était en porcelaine) et dès lors indétectable par les rayons X des aéroports. Ceci est évidemment
totalement faux. Les polymères forment certes une partie non négligeable de l'arme, mais il reste que 60 à 85% en sont
encore et toujours du métal, de sorte qu’aucun Glock 17 ne peut pas passer à travers une machine à rayons X attentivement
surveillée par du personnel. D’ailleurs, aucun groupe terroriste n'a choisi le pistolet Glock en tant qu'arme de service.
Les marquages sur la réplique sont omniprésents et totalement conformes. On y trouve la marque "GLOCK" suivie du "17", les marquages "MADE IN AUSTRIA", "9x19", le numéro de série en-dessous de la culasse, le numéro du brevet aux États-Unis, ...
Pareil comme pour le real steel, les organes de visée se présentent sous forme d'un point blanc dessiné sur le guidon et
un "U" blanc sur le cran de mire, tous deux en plastique. Le cran de mire peut être ajusté horizontalement, mais pas
verticalement.
Le poids est sensiblement conforme au poids de l'original, sous condition de faire la comparaison avec chargeurs vides. Chargés, l’original est plus lourd d’environ 250g, et sans chargeurs du tout, on ne veut même pas savoir, car la réplique tient la majeure partie de son poids uniquement du chargeur.
Un mot sur la longueur: sur la plupart des sites de revendeurs il est indiqué 202mm, alors que pour le présent test on ne se réfère qu’à 186mm. Qui a tort? Personne, car les revendeurs mesurent la longueur totale de l’arme, alors que nous avons mesuré que la longueur de la culasse, valeur de référence pour les real steel.
Le chargeur peut contenir jusqu’à 23 billes, stockées en formation diagonale. Le mérite de KSC est d’avoir prévu un clapet pour recouvrir la soupape de la réserve de gaz, ce qui tient la valve bien à l’abri d’impuretés et rajoute incontestablement au look "vrai". Une charge de gaz permet de tirer environ 1,5 à 2 chargeurs standards complets, selon les conditions de temps.
Le Glock 17 de KSC est doté d’un système hopup, réglable grâce à un petit outil tournevis (fourni avec) à introduire par la fenêtre d’éjection. Le réglage une fois fait, il conserve son efficacité assez longtemps, sans demander de rééquilibrage régulier.
Pour mesurer la précision du Glock 17 KSC, nous l’avons serré dans un étau pour tirer sur une cible de 11,30 cm de
diamètre, à une distance de 6,80 m. Après chaque coup, la réplique a été remise en balance verticale. Le point coloré
en rouge représente le point visé et les points colorés en vert représentent les points d’impact. En tout 15 coups ont
été tirés.
Vu que les organes de visée ne peuvent pas être réajustés verticalement et que d’origine ils sont calibrés pour une distance d’environ 50 m, c’est normal que sur une distance de moins de 7 m les coups touchent en-dessous du point visé.
Tous les tirs sont plus ou moins groupés, sauf un seul qui a atterri environ 2 cm en-dessous de la cible (mais parfaitement sur l’axe horizontal). De façon absolue ce n’est peut-être pas terrible, mais pour un pistolet airsoft, c’est un résultat acceptable, moyen. Après tout, si les chargeurs airsoft ont une capacité plus grande que les vrais, c’est aussi et surtout pour compenser le manque de précision.
Pour la petite histore, rajoutons encore que dans Matrix, c'est l'arme utilisée par les policiers dans l'intro, où ils chassent Trinity.