STEYR AUG MILITARY

Steyr AUG Military

 

Fiche technique


real steelaeg
marque Steyr Tokyo Marui
longueur 805 m 805 mm
longueur canon 508 mm 509
poids 3,77 kg 3,40 kg
chargeur 30/42 coups 80/330 coups
portée 300/2700 m 45/55 m
propulsion pression à gaz EG700, GBv3

 

Histoire

La STEYR AUG ("AUG" vient de l'allemand "Armee Universal Gewehr") a été développée dans les années 70 par la société STEYR-MANNLICHER.

En 1977 la version MILITARY fait son apparition. Elle ne se vend pas aux civils, qui doivent se contenter de la version civile de l’arme. Mais ce n’est pas bien grave, car la MILITARY ne se distingue pratiquement pas de la version civile, si ce n’est que par sa lunette (et non un RIS) et qu’elle est verte (et non noire). Il paraît toutefois que pour le real steel il y a encore une 3e différence : la version civile tire uniquement en semi-automatique.

L’AUG, calibre 5,56 mm, est une construction bullpup, ce qui veut dire que le puit du chargeur est situé derrière la gâchette. Cela permet d’avoir une arme relativement courte pour un canon d’une longueur comparable à celle de la G3. Le point négatif de cette construction est qu’elle engendre un look un peu futuriste, qui ne plaît pas à tout le monde.

Le corps de l’arme est fait en plastique anti-choc, ce qui rend la rend à la fois légère et robuste. La poignée supérieure est une lunette optique TASCO avec un facteur d’agrandissement de 1,5.

La STEYR AUG est une arme très solide qui peut être utilisée sans problèmes dans toutes les zones climatiques possibles. A part dans son pays "natal", l’Autriche, ce fusil d’assaut exemplaire se retrouve aussi au Luxembourg, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Irlande, au Maroc, en Oman, en Arabie Saoudite, en Malaysia, en Bolivie, en Equator et auprès de nombreuses unités spéciales et corps de police, comme par exemple la US Coastal Guard.

 

Finition

Toutes les parties peintes en noir sont en métal, tandis que le corps entier est en plastique. Contrairement à ce qui en est pour d’autres AEG, ceci constitue nullement un défaut, car, comme dit plus haut, le corps de la real steel est également tout en plastique. Cependant vu que pour l’AEG le fabricant n’a pas pris le plastique original, la couleur est d’une nuance légèrement différente et ça pourrait parfois grincer un tout petit petit peu. Mais ce sont que des détails qui a priori ne frappent point.

L’arme est facilement démontable en trois parties, comme la vraie, ce qui permet le cas échéant un dégorgement rapide et un transport comfortable.

Toute somme faite, la STEYR AUG MILITARY est une des répliques proposées par Tokyo Marui les plus fidèles à l’original. Côté finition je ne vois aucun reproche notable à faire.

 

Utilisation pratique

Moteur EG700, gearbox version 3, il n’y a rien à critiquer. Le seul point faible est la batterie, qui n’est que du type mini. Mais en faisant un peu le ménage dans la crosse on arrive facilement à libérer un peu de place pour y fourrer une batterie 9,6V à 1500 ou 1700 mAh. C’est très serré, mais ça marche.

La lunette est bien sûr l’attraction majeure de l’AUG. Elle forme un tout avec le corps et fait en même temps office de poignée, ce qui permet de porter l’arme de façon bien équilibrée. Si on une préférence pour un red dot, il faut donc renoncer à la version MILITARY et opter pour la version civile avec Picatinny-type rail. Sur la lunette se trouvent les organes de visée mécaniques, qui ne servent toutefois pas à grand chose, sauf peut-être quand il fait trop obscur pour reconnaître quelque chose à travers la lunette ou si le verre de la lunette est cassé (certains prétendent par contre que les lunettes d’AEG ne sont jamais en verre mais en plastique anti-chocs).

Assez spécial aussi, le sélecteur de tir est directement lié à la gâchette. Si on enfonce la gâchette à moitié on tire en semi-auto et si on enfonce la gâchette à fond l’arme passe en automatique. Un joueur habile peut donc sans problèmes mélanger rapidement semi-auto et full auto sans lever le regard de la lunette ou fignoler un truc sur l’arme.

La sécurité est également très facile à manier, sans enlever la main de la gâchette ou recourir à la deuxième main. Elle consiste en un poussoir rectangulaire qu’on arrive à bouger avec la racine de l’index respectivement du pouce.

Assez astucieux aussi, la bague de réglage du system hop-up est cachée derrière la fenêtre d'éjection. Il suffit de tirer le levier d'armement pour ouvrir la fenêtre. En fait, les deux fenêtres, car l’AUG est ambidextre et on peut placer le cache en caoutchouc à la fenêtre d'éjection de gauche ou de droite, à sa guise.

La poignée inférieure est rabattable comme sur la vraie. Rabattue on peut poser l’arme dessus et s’allonger en position de sniper. Ressortie elle permet un maniement de l’arme très confortable et rapide.

La poignée constitue cependant aussi le seul vrai point faible de l’AUG. Son maniement fait chanter le ressort (mettre un peu de coton autour du ressort aide) et même sortie toute neuve de la boîte la poignée bouge comme si elle risquait de tomber à chaque instant. Rassurez-vous, elle est bien fixée et ne va jamais tomber - elle se casse toutefois assez facilement. Il n’y a rien à faire, quand cela arrive, il faut la remplacer. Cela sert toutefois à rien de dramatiser l’affaire, après tout certains jouent pendant trois ans sans rencontrer ce problème (ok, moi j’avais la chance d’avoir une poignée en miettes après la cinquième OP déjà).

Le régulateur de gaz est évidemment factice sur l’AEG, sa seule raison d’être est de renforcer le réalisme de l’arme. Son capuchon devrait être collé dès la première heure, car il risque de se défaire (et essayez de le retrouver en forêt).

Une dernière remarque concerne la RoF. Pas que l'AUG ait un défaut au niveau du moteur, non, pour une raison indéterminable il n'y a qu'environ une bille sur deux qui sort en mode semi-automatique (cela reste encore à vérifier en automatique, dès qu'on aura trouvé quelqu'un qui saura compter assez vite).

 

Conclusion finale

Poignée et capuchon de régulateur de gaz mis à part, la STEYR AUG MILITARY est l’arme parfaite, au moins après l’avoir augmentée en puissance et mis une batterie digne de ce nom. D’un réalisme imbattable elle sait aussi briller par sa maniabilité (bullpup - arme courte) et ses performances (bullpup - canon long). Sans oublier sa lunette livrée d’office. Un peu lourde, d’accord, mais on s’habitue très rapidement (et des sangles, cela s’achète).

La seule critique réelle est en plus une affaire de goût. Il faut avouer que l’AUG fait un peu "spacy". Mais du moment qu’on a vu des soldats s’en servir sur le terrain tout aussi naturellement comme si c’était une FAMAS (qui est d’ailleurs aussi une bullpup) ou une autre arme à aspect plus classique, l’impression un peu sci-fi qu’on en a à première vue fait rapidement place au respect que tout le monde apporte à ses qualités indéniables.

D’ailleurs, vu qu’on parle de l’image de l’arme: il paraît que l’AUG a fait son apparition dans un des films de James Bond, "Octopussy". Les russes s’en servaient lors de l’attaque du train dans lequel se trouvait James Bond.

 

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